dimanche 1 septembre 2019

L'image

L'image.
Comment se défaire de cette image que nous avons créée, et de sa soit-disant signification, sans qu'elle nous conditionne, qu'elle nous emprisonne, et qu'elle nous mène vers des résultats incontrôlables (puisqu'elle a déjà son explication) puisque cette image nous donne des réponses qui ne correspondent pas aujourd'hui à une réalité exacte et du moment. Il y a une grande différence entre l'image transmise c'est à dire celle que l'on voit et que l'on réduit aux schémas qui nous sont propres, et sa réelle explication. Nous nous conformons à donner sans cesse les mêmes réponses aux images que nous voyons, sans même jamais essayer de les comprendre et surtout de les adapter à la situation du moment. Une même image n'a pas forcément la même explication et peut dire différentes choses quand elle est traitée dans la réalité de l'instant. Prenons l'exemple d'une couleur, le blanc. On peut le voir blanc, mais aussi gris, bleu ou noir en fonction des éléments qui l'entourent et de ce que l'on veut exprimer. Ce sont ces éléments qui vont déterminer sa réelle couleur et non l"image blanche du départ. Nous devons comprendre l"importance de ne pas se fixer sur une image donnée ni sur sa forme, car celle-ci est différente à chaque fois. Il est important de ne pas se bloquer et de s'entêter sur une simple image et ce qu'elle peut signifier sans avoir à l'avance compris ce qu'elle veut dire. Nous pouvons nous tromper et faire énormément de mal autour de nous avec une mauvaise interprétation d"une simple image. Chaque situation doit être étudiée et comprise afin de lui associer sa véritable image, et c'est alors uniquement et dans ce cas précis que cette image se révélera exacte et sans danger pour l'autre. Il faut arrêter de croire que tout est éternel et identique. Toute image n'est pas fixe mais en constante transformation. Nous devons accompagner cette transformation et sortir de tout concept qui nuit très défavorablement à notre évolution. L'image doit être un support pour nous exprimer et non une prison d'ou l'on ne sort jamais.

vendredi 20 juillet 2018

Accepter

Accepter tout ce qui nous arrive de bon ou de malchanceux,  ce n'est pas dire oui ou non, se dire qu'on a compris ou parler de ses tracas, mais c'est entendre exactement pourquoi nous en sommes arrivés là (bilan de notre vie ) et pourquoi cet événement au bout de notre chemin, qui parfois, ou souvent, est si difficile (maladie, divorce, accident...), nous tombe dessus. Tout au long de notre existence, nous essayons éperdument de nous construire : en restant célibataire, en nous mariant, en faisant le choix d'avoir des enfants ou pas, d'être gay, transsexuel, catholique, musulman, juif  ou autres, en se créant des obligations qui nous permettent d'appuyer la conviction que nous sommes vivants, que nous choisissons notre vie et que nous sommes libres.  Tout ce cheminement, parfois si terrible et difficile, nous conduit inévitablement à un "résultat", Si ce "résultat" est négatif, nous sommes persuadés que la solution à ce résultat est le combat et que ce combat va nous mener à la victoire. Mais qu'en est-il vraiment ? Nous essayons par tous les moyens d'avoir une vie la plus parfaite possible, voire irréprochable,  mais rien ne peut nous éviter d'arriver à un "résultat". Ce dernier, quand il est là, nous le combattons, mais  en vain, car un résultat; on ne le change pas. On ne le combat pas, on le subit. On essaie à tout prix de se défendre et, malgré tout,  on  perd.
Pour accepter totalement ce "résultat", il faut avoir compris le cheminement qui nous a menés là où nous en sommes ( erreurs commises et surtout le fait de ne pas voir, entendre et se reconnaître dans ce qui nous entoure ). Nous devons comprendre par nous-mêmes le pourquoi des choses. Tous faits et tous choix, bons ou mauvais, ont des conséquences et nous guident directement au "résultat". Celui-ci, alors,  nous rend dépendant, nous emprisonne et  finit par nous détruire. Arrêtons de nous battre contre nous-mêmes, la violence est sans fin et sans issue. Faisons l'effort de nous reconnaître dans l'autre.
 Accepter ce que nous sommes, c'est se connaître, mais se connaître c'est prendre conscience d'où nous venons.  Et nous venons directement d'une autre résultante : celle de notre acquis ( parents, société ) qui nous a formatés avec des tas de lois qui aujourd'hui nous emprisonnent et nous empêchent de nous connaître vraiment. Car même si nous nous en défendons, nous sommes sous l'emprise de cet acquis. C'est lui qui nous persuade que nous pensons, que nous sentons, que nous voyons par nous-mêmes et qui nous remplit de sensations et d’émotions qui  sont si indispensables à notre construction, en  nous faisant croire qu'elles sont biens à nous. Nous nous croyons libres de penser, de cheminer, de choisir et c'est bien notre acquis qui nous guide sans nous laisser aucune liberté. Tout est une grande machination originelle et c'est par l'acceptation, et uniquement par elle, que nous arriverons à comprendre vraiment et à faire évoluer ce "résultat". 

mardi 2 mai 2017

La violence

Comment rester immobiles devant ce qui se passe aujourd'hui devant nos yeux, et comment expliquer le plus simplement possible cette évidence : la violence extérieure n'existe que parce que chacun d'entre nous est en guerre avec lui-même et que toutes choses ne sont que le reflet de ce qui se cache en nous. De ce que nous taisons.  De ce que nous ne voulons pas voir. De ce que nous ne voulons pas admettre, reconnaître, accepter.
Quand comprendrons-nous, que nous sommes directement impliqués dans tout ce qui se passe sur la planète  même ce que nous ne voyons pas, tout ce qui est invisible,et que nous interagissons avec tout ce que nous avons autour de nous ? Il est urgent devant tant de violence, que nous entendions que tous ensembles, tous unis, nous pouvons stopper ce carnage, ce désastre. Arrêtons de nous écarter de nos responsabilités et regardons nous. Ce qu'il y a dehors c'est nous, ce qu'il y a dedans c'est encore nous, et ce dedans que nous ne voyons pas, c'est lui qui fait le plus de mal, car nous ne nous reconnaissons pas en lui. Les images que nous projetons nous trompent, car nous les éloignons de nous en les refusant. Nous les interpretons afin de nous disculper, de nous ôter toutes responsabilités, ce qui nous permet de nous différencier des autres, en nous pensant meilleurs , puisque nous ne les associons pas à nous.
Ne croyez pas que d'entendre quelque chose intellectuellement, nous assigne de toute action. Nous devons agir afin que la parole prenne tout son sens en devenant action. La violence nous enferme, elle nous aveugle et nous ôte toute initiative. Elle nous emporte dans un marasme ou nous perdons toute identité et toute autonomie.  La violence a pris raison de nous, elle nous possède,  nous emprisonne et nous fait croire à son inéluctable utilité.  Ne sombrons pas dans l'inévitable, la destruction. S'unir, s'aimer est certes moins évident aujourd'hui car les différences nous ont éloignés les uns des autres, mais nous pouvons construire et construire encore, L'Homme avec la violence se détruit et s'éloigne de toute conscience. Ne donnons pas raison à l'oubli de notre propre existence. Nous devons nous unir pour un avenir encore trouble, mais certain, où la paix entre les êtres humains doit être une évidence et une priorité. La violence est un chemin qui nous fait sombrer dans l'oubli et que nous devons à tout prix éviter. Tendre la main et ouvrir son cœur est l'unique choix qui nous mènera à la raison.
Regardons-nous, reconnaissons-nous, aimons-nous et baissons les armes.

samedi 12 novembre 2016

Se regarder

 Nous trouvons toujours un coupable, ou nous défendons de toute voix une cause, pour nous éviter d'avoir à nous reconnaître et surtout, éviter de nous remettre en questions sur nous actes et nos pensées. Nous réfléchissons sans cesse pour trouver des solutions à tout ce qui se passe, sans même se remettre soi-même en question. Pourquoi complique-t-on autant les choses, quand celles-ci sont si simples, et si proches de nous.  Nous cherchons, nous cherchons sans cesse, quand la réponse est tout à côté de nous, si proche, que nous ne la voyons même pas. Comment se fait-il que nous ne sachions pas que notre mal être est le principal responsable de tous les maux de la société. Nous sommes à l'origine de la guerre, des maladies, de la haine, du racisme, de tout, tout ça parce que nous ne nous connaissons pas, nous ne nous acceptons pas, et que nous sommes foncièrement malheureux. Nous subissons tout, Nous sommes enfermés dans des tas d'interdits, de lois, ce qui se fait ou pas, ce que l'on autorise ou pas. Nous croyons au miracle. Nous aimons les miracles, puisqu'ils nous assouvissent et nous affranchissent de toutes nos responsabilités, sentiments et de toutes nos actions. Nous démontrons et nous nous extasions sans cesse devant les merveilles de la médecine, les avancées technologiques, mais pourquoi ne pensons nous jamais que nous sommes les seules responsables de tout ce qui se passe aujourd'hui sur notre planète ? Il est si facile d'aller chez le médecin, prendre un médicament plutôt que de se poser la question : Q'ai je fait ?  Que n'ai je pas fait ? Qu'est ce que je n'ai pas accepté ou reconnu ? Il est plus facile de se faire opérer, que de se rendre à l'évidence que sa vie est ratée, que nous ne sommes peut être pas avec la bonne personne, les bon amis, nos propres enfants, les voulions nous vraiment ? ou tout simplement que nous ne sommes pas à notre place. Oui c'est plus facile que de se regarder en face et oser se remettre en question et de se voir tel que nous sommes et non pas tel que nous voudrions être. Oui il est plus facile de rêver d’être une autre personne que la pure réalité : être soi même et d'assumer tout ce que cela comporte. Osons nous regarder et apprenons à nous aimer.

jeudi 16 juin 2016

Multiplier

Multiplier, c'est tout d'abord mettre un enfant au monde et penser qu'il est une force à part entière alors qu'il n'est que le fruit rendu visible de tout ce que l'on porte en nous (rêves, frustrations, envies, déséquilibres... )
Multiplier c'est ce que nous n’arrêtons pas de faire constamment, et c'est également ce qui nous empêche de nous régénérer et de créer. Plus nous nous multiplions et plus nous épuisons nos ressources et nos énergies et nous nous égarons. Nous multiplions sans cesse, sans même nous en rendre compte car ce que nous croyons créer ( notre vie par exemple ) n'est qu'une copie de ce qui existe déjà ( la vie de nos parents ). Nous donnons à cette pseudo création une autre fonction, une autre image et nous pensons avoir créé quelque chose de nouveau et de personnel. Ne nous mentons pas. Nous n'inventons rien . Tout existe déjà, tout a existé , et tout est en train de nous dévorer, simplement par la multiplication qui nous cache sa vraie identité, et transforme son image en nous donnant l'illusion d'être nouvelle. Nous sommes totalement manipulés. Les guerres sont voulues, les attentats on les laisse arriver, et nous participons malheureusement tous à ce qui est en train de nous arriver : Nous Mourons.
Cela peut paraître défaitiste mais non, c'est une prise de conscience. Prise de conscience nécessaire si nous voulons avancer. Il faut absolument comprendre ce qu'est la multiplication , et où elle nous conduit. Nous multiplions tout, une idée, une image, nous l'imaginons et elle se multiplie toute seule, elle deviendra une autre idée, prendra une autre forme, un autre aspect et nous serons joyeux de croire que nous avons inventé quelque chose.
 Une idée se rendra obligatoirement visible et matérielle quand elle aura réuni tout ce dont elle a besoin pour se réaliser. Prenons un exemple:vous avez l'idée d'arroser vos plantes, mais cette idée ne se concrétise pas. L'idée poursuit sa route et cherche de quoi se nourrir pour exister (eau, plante, récipient et quelqu'un). Alors elle se concrétise, pas forcément là où on l'attend, et frappe à l'improviste avec toutes ses conséquences et malheureusement ni au bon endroit ni avec le résultat escompté.
 Nous faisons tous partie d'un ensemble. Toute chose, mot, idée, rêve est un ensemble et a besoin de tous les éléments qui le composent. Ne nous leurrons pas en croyant que nous pouvons nous passer de tous ces éléments. Nous voulons être seuls et uniques alors que nous sommes totalement dépendants des divers éléments qui nous composent et sans le vouloir, nous multiplions, en croyant que cela nous rend forts et indestructibles.
 Tout ce  que nous refusons se multiplie, cette succession de refus nous diminue.
Nous devenons la proie de nos propres idées et de celle des autres, ce qui nous affaiblit,
Prenons conscience, si nous voulons nous comprendre, que nous ne sommes pas une seule chose mais un ensemble nécessaire à notre bon fonctionnement,



dimanche 24 avril 2016

Nous sommes un résultat !!!

Ne nous étonnons pas si continuellement nous nous retrouvons face à des difficultés et si nos problèmes personnels et notre questionnement face aux événements ne trouvent que rarement des réponses. Ceci est du au fait que nous sommes un résultat. La société est un résultat, les guerres sont un résultat, la violence est un résultat etc... et nous ne pouvons rien faire face à eux si nous ne prenons pas conscience que la seule façon de les combattre est d' accepter que nous sommes nous- mêmes un résultat. Croire que nous nous sommes construits est une erreur. Croire que nous pensons est une erreur. Croire que nous nous déplaçons est une erreur. Croire que nous aimons ou pas est une erreur. Nous sommes déjà construits de toute pièce avant notre venue au monde. Notre passé nous a pensés, rêvés, notre futur nous a oubliés. Tout combat est inutile tant que nous n'aurons pas compris que nous sommes un résultat et que celui.ci est erroné de part l'absence de notre reconnaissance dans l'image de l'autre. En oubliant l'autre, nous nous sommes oubliés nous-mêmes,voire effacés, et sommes devenus un centre, où tout s'accumule, un centre qui tourne sur lui-même, et ainsi il se convainc qu'il est le centre du monde. Tout passe par nous, s'entasse en nous, nous soustrait de toute réalité et nous étouffe. Nous sommes le résultat d'une machination infernale  qui n'a pas de solution si nous ne prenons pas conscience que nous sommes manipulés. Aujourd'hui nos dépendances et addictions au passé et au futur nous empêchent de nous construire. Nos pensées ne sont pas nos pensées, mais elles appartiennent à notre passé ou à notre futur, mais pas à l'instant. Seul l'instant présent peut nous guérir et nous sortir de ce résultat en nous remettant à zéro, au point d'origine.  Aujourd'hui tout ce qui nous plaît ou nous déplaît est en relation avec quelque chose que nous aimons ou pas. Ce qui veut dire que finalement ce choix que nous faisons, ne nous appartient pas, mais appartient à un souvenir, une envie, et est en relation avec notre enfance, nos parents etc...
Nous pensons sans cesse, et, paradoxalement, ceci nous endort et nous fait croire que nous existons. La pensée nous emprisonne et nous dirige. La pensée n'est qu'un moyen que notre acquis, notre passé ou notre éducation, utilisent afin de nous ôter toute autonomie,  nous embrouillant et nous empêchant de nous trouver. Plus nous pensons et plus nous sommes manipulés et dirigés dans toutes les directions afin de ne jamais trouver une issue. Notre acquis nous possède, la société nous dirige et nous-mêmes restons prisonniers par pur égoïsme et envie de posséder, même inconsciemment.
Aujourd'hui tout est un résultat et nos portes de sortie sont ; l'instant, l'autre, et nous-mêmes.

mercredi 16 mars 2016

L’œuf et son image correspondante

Je pense que l'une des raisons principales de notre passivité et de notre manque d’initiative dans la vie est cette fausse image que nous mettons sur les choses ou l'interprétation que nous faisons de celle-ci. Cette image qui nous renvoie sans cesse des informations que nous n'identifions pas correctement, qui reste sans réponse, que l'on interprète et que nous subissons finalement à cause de notre mauvaise association. Un œuf n'a pas forcément l'image correspondante d'un poussin, mais la plupart du temps, nous associerons l’œuf spontanément à la poule, alors qu'il peut être canne, oie, autruche, crocodile etc... Cette mauvaise association nous immobilise, nous empêchant d'avancer correctement dans notre évolution. J'associe l’œuf et son image correspondante avec nos actions : actions qui devraient nous faire aboutir à un résultat et ce résultat nous emmener à un autre résultat : son image réelle. L'image que nous voyons aujourd'hui est déformée. Nous projetons sur elle un tas d'images toutes faites et de concepts prédéterminés.  Cela nous empêche de voir la réalité des mots et des gestes que nous faisons et de la personne ou des choses que nous avons en face de nous. Tout cela pour dire que la plupart du temps notre identification de l'image n'est pas correcte parce qu’elle fait tout le temps référence à quelque chose de connu, de vu, d'entendu qui ne s'actualise à aucun moment. Nous obtenons ainsi un résultat ou une analyse faussée. Nous sommes restés enfermés dans le temps, prisonniers des images et sans aucune actualisation des données et événements que nous voyons. Prenons simplement un ordinateur et observons qu'il est sans cesse nécessaire de faire des mises à jour. Nous devrions nous même nous les imposer afin d'être dans un instant et une réalité correspondante à chaque événement auquel nous nous confrontons chaque jour.  
Nous ne sommes quasi jamais en correspondance exacte avec les événements qui nous entourent. Nous sommes toujours avant ou après. Le fait d'avoir un bon résultat n'est qu'illusoire et dû à la multiplication qui pour moi n'est qu'un leurre et existe uniquement pour nous faire croire que nous sommes dans le vrai. Il faut toujours s'interroger et être a l’écoute du moindre événement de sa vie pour savoir si notre route est bonne. Prenons l'exemple du calque et de la difficulté que nous avons à faire coïncider parfaitement le calque et l'image qu'il représente car il n'est alors qu'une copie et non une création. Nous sommes des créateurs, nous devons avoir des résultats. Des résultats qui ne durent que l'instant de la création et qui s'actualisent. L’œuf sera toujours un œuf et son image ne change pas. Mais son image correspondante qui lui est un résultat doit être en constante évolution et sans cesse en mouvement et ainsi avoir une image réelle puisqu'elle est tout le temps actualisée en fonction des éléments qui l'entourent. Ne subissons pas les images figées et soyons créateurs d'images en mouvement, constamment mises à jour.